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Présenter ses condoléances

Présenter ses condoléances

Difficile de trouver les mots justes, entre visiteurs et proches endeuillés, on rencontre parfois des silences gênés, ou pire, des maladresses qui font l’effet d’un coup de poignard. Les mots ne sont pas indispensables, une présence, une accolade, un soutien logistique ou financier suffit. Qu’est-il conseillé de faire dans ces circonstances, comment apaiser la douleur d’un enfant qui a perdu sa mère, ou d’un père qui a perdu sa fille ?

Comprendre le rôle des condoléances par l’étymologie

Doléances et condoléances appartiennent à la même racine latine, doloir, doloris, un verbe qui évoque la douleur morale, la peine, le chagrin. Y est ajouté le préfixe -cum, avec. L’idée sera donc de « souffrir avec quelqu’un », transmettre sollicitude et empathie aux proches endeuillés. Le plus important des condoléances sera votre intention de soutenir et accompagner dignement le défunt ainsi que sa famille.

Erreurs fréquentes

Se laisser dépasser par ses émotions

Chacun réagit différemment face à un deuil. Certains s’effondrent, d’autres paraissent détachés, un comportement induit par le choc, appelé dissociation. En revanche, ça n’est pas à la famille de soutenir la copine de collège…

Comparer les douleurs : « Mon fils est mort plus jeune », « Mon mari est mort brutalement », sous-entendant qu’un décès par maladie est plus facile puisqu’on a le temps de se préparer, décuplera le mal-être d’une personne en deuil. Cette journée doit leur être consacrée, et se dérouler dans le recueillement et la bienveillance.

Être envahissant ou maladroit

Il vous faudra trouver le bon dosage entre présence et invasion. Être présent, ça peut être proposer de garder les enfants, restaurer les invités, assister une personne qui ne parle pas français ou ne connaît pas l’administration. C’est proposer, mais accepter dignement un refus en réitérant « si tu changes d’avis n’hésite pas ».

Par manque d’empathie, beaucoup de personnes pourtant bien intentionnées, tiennent des propos aux effets dévastateurs. Mettez-vous à la place de cette dame qui a perdu l’amour de sa vie, 35 années de bonheur, et à qui l’on dit « Tu es jeune, tu retrouveras vite quelqu’un ». À cet homme qui a secondé sa femme pendant 10 ans de maladie « ça sera plus facile pour toi, tu n’avais plus de vie, elle est mieux ainsi».

Alors qu’est-ce qu’on peut faire?

Pas grand-chose, parce que rien ne remplacera celui ou celle qu’elle a perdu.

Soyez sincère

Parlez avec votre cœur : si vous ne savez pas quoi dire, dites-le. Mettez-vous à sa place : qu’aimeriez-vous qu’on fasse pour vous dans ces circonstances, que ressentiriez-vous ?

Fouillez vos souvenirs

Une personne en deuil est choquée, focalisée sur sa douleur. Rappelez-lui ces beaux souvenirs, moments heureux, les disputes futiles. Faites monter une belle photo sur cadre, ou une fontaine.

Organisez une cagnotte obsèques

Vous savez que cette famille n’a pas 4000 euros, mais par dignité, n’en parlera jamais : pudique, toute en retenue et générosité, ces attentions seront plus précieuses que tous les mots et toutes les fleurs de la terre.

Ces petites gestes aideront les proches à se raccrocher, ils éclaireront leur détresse d’un peu de lumière.

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