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Annoncer un décès : comment prévenir les proches?

Annoncer un décès : comment prévenir les proches?

Selon le contexte, la personne en face, sa fragilité, son âge, les choses seront expliquées différemment. Quels mots, quels moyens utiliser pour annoncer à quelqu’un que sa vie ne sera plus la même? Ces interrogations sont essentielles car la qualité d’une annonce aussi violente influencera en bien ou en mal le processus de deuil et le traumatisme psychologique.

Par quel moyens apprendre un décès?

Si les professionnels privilégient le face à face, la situation géographique et les circonstances obligent souvent à annoncer des décès par téléphone. Équipe médicale ou infirmière des établissements de santé tenus de prévenir la famille dès que possible de « l’aggravation » de l’état de leur proche, police ou maire du village qui se déplacent à domicile, ces intervenants sont conscients de la violence d’une telle nouvelle pour la famille. En toute logique, ils favoriseront le mode de communication le moins froid, le plus humain.

Les connaissances ou contacts plus éloignés pourront être prévenus un première fois à l’oral, puis se voir envoyer un faire-part de décès indiquant la date et les modalités des obsèques à moins qu‘il ne soit plus facile pour les proches de publier un avis dans la presse écrite.

Quelle attitude adopter face à une famille endeuillée

L’expérience et le respect pour l’Homme nous ont enseigné ces petits gestes qui soulagent, ces mots qui adoucissent la réalité. Car notre souci reste toujours d’accompagner au mieux nos clients.

Considérer le contexte

Pour contrer cet immense sentiment de solitude et éviter les gestes désespérés, les professionnels chargés d’annoncer un décès veillent à ce que le proche ne soit pas seul. Ils requièrent éventuellement la présence d’un médecin. Plus encore par téléphone, ils s’assureront à ce que cette personne soit disposée à encaisser la nouvelle : maladie cardiaque, sur la route, seule avec des enfants, ces données doivent-être prises en compte, surtout si la mort est inattendue.

Établir la bonne distance : entre sollicitude et professionnalisme

Certes, la venue de la gendarmerie n’augure rien de réjouissant. Il est néanmoins fondamental d’employer des mots clairs, précis. Entrer en contact, faire asseoir et préparer psychologiquement des personnes dont la vie a déjà basculé. Les termes comme « Ta/Votre Maman est partie » sont dévastateurs, chez l’enfant comme chez l’adulte. Malgré la violence émotionnelle engendrée par un décès, communiquer un message exact est essentiel.

Estimer le degré de solitude du proche

Moins pudiques que nos sociétés occidentales, certaines cultures notamment en Afrique du Sud, accompagnent leurs défunts dans la chaleur humaine et la musique : cette solidarité limite les deuils pathologiques.

Des explications adaptées au lieu

Bien que l’intensité d’une douleur ne puisse se répertorier, l’esprit ne réagit pas pareil lorsqu’un décès survient de manière brutale qu’en cas de maladie chronique. De même, les professionnels réconforteront les familles en fonction de leur activité. Un médecin présentera les actes mis en place pour sauver leur proche, la police détaillera les circonstances de l’accident.

Chaque professionnel accordera à la famille le temps nécessaire : soutien, informations quant aux démarches, cultes religieux.

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